Fwd: [CNRS Presse] CNRS : Synthèse de presse – 24 mars 2020


ACTUALITE DES LABORATOIRES

ET AUSSI…

 

 

Coronavirus : mobilisation de la recherche, suspicion d’anosmie et difficultés de gestion de la crise

Le Monde consacre un article à la mobilisation des scientifiques dans la lutte contre le SARS-CoV-2. Alors que les fonds affluent soudainement, les équipes s’organisent pour répondre aux appels d'offres et obtenir des financements. « Mettre de l'argent sur la table en urgence, c'est un peu un emplâtre sur une jambe de bois », estime toutefois le chercheur Bruno Canard. Il y a cinq ans, ce dernier avait prévenu, sans être entendu des politiques, de la probabilité élevée qu’une telle crise survienne. Plus récemment, il a dénoncé l'absence de soutien aux recherches de long terme sur la mise au point de nouveaux antiviraux à large spectre. Avant que les fonds n’arrivent, les chercheurs étaient déjà très mobilisés, comme le montre la forte production d’articles scientifiques à l’échelle internationale depuis l’apparition du nouveau coronavirus. En France, le consortium REACTing, spécialisé sur les maladies émergentes, coordonne les travaux des équipes françaises. De plus, les équipes étudiant des thématiques assez proches ont repositionné leurs travaux. Par exemple, le virologue Raphaël Gaudin a relancé, en février, son projet de développement d’un antiviral à large spectre, efficace sur les familles de pathogènes arenavirus, flavivirus et rhabdovirus. Parallèlement, des chercheurs européens dans diverses autres disciplines ont lancé, à la mi-mars, l’idée de créer une plate-forme permettant à chacun d’apporter son expertise – un projet qui a reçu le soutien du CNRS.

Le Monde s’intéresse par ailleurs à deux articles publiés dans Journal of Clinical Virology et Chemical Neuroscience, selon lesquels le Covid-19 pourrait infecter le système nerveux central et entraîner une perte d’odorat (anosmie). « Plusieurs coronavirus peuvent accéder au système nerveux central en transitant par la sphère oropharyngée, notamment par la voie olfactive », explique le chercheur Daniel Dunia. « Mais il faut être prudent, d'autres virus peuvent avoir de tels effets », nuance-t-il. Quant à l’hypothèse selon laquelle la détresse respiratoire des patients ne serait pas due uniquement aux effets du virus sur les poumons, mais aussi à ceux sur le contrôle des mouvements pulmonaires, Daniel Dunia estime qu’« une telle explication est possible, mais reste pour l'instant hypothétique ».

De son côté, 20 Minutes observe que le gouvernement français subit la pression de l’opposition et d’élus locaux, qui dénoncent la pénurie de masques, le manque de tests de dépistage, des mesures de confinement laxistes et une communication problématique. « Le gouvernement (…) émet des injonctions contradictoires régulières », déplore le politologue Bruno Cautrès. Il cite l'appel à aller voter, tandis que les personnes âgées étaient invitées à rester chez elles, ou bien l’appel à aller travailler, alors que le confinement était imposé. Par ailleurs, le journal délivre ses conseils pour faire ses courses de manière sécurisée. Il reprend notamment les explications d’Olivier Terrier concernant la question du port d’un masque et de gants. Le chercheur rappelle que cela peut donner, à tort, le sentiment d'être complètement protégé et que la meilleure protection consiste à respecter les gestes barrières, à tenir une distance de plus d'un mètre avec les autres personnes et à se laver les mains régulièrement.

Dans L’Humanité, le sociologue Frédéric Pierru dénonce les conséquences des mesures restrictives imposées par le gouvernement au nom de la lutte contre l'épidémie. Il met en garde contre une dérive sécuritaire et des décisions socialement insoutenables. « On assiste à un glissement progressif de la santé publique à la sûreté sanitaire, jusqu'à la sécurité intérieure », dénonce-t-il. Selon lui, le « confinement total » n'est « pas soutenable pour de nombreuses familles ». Il défend l’idée d’un « confinement volontaire », pendant que « la force publique » se concentrerait « sur la distribution de masques, de tests de dépistage et autres mesures de protection ».

L’Usine Digitale évalue les risques d’un « effondrement » des réseaux de télécommunications et d’Internet en raison du recours massif aux solutions de télétravail et de télé-éducation. Selon la revue spécialisée, une éventuelle défaillance n’est pas à redouter au niveau des réseaux mais plutôt de certains sites Internet. Le chercheur Matthieu Latapy explique que « des services comme Netflix sont plus sollicités que d'habitude » et qu’il y a « certainement un goulot d'étranglement ». « Mais cela n'affecte pas la totalité du trafic, seulement celui qui passe par les liens massivement utilisés. »

Enfin, plusieurs titres de presse quotidienne régionale rapportent que de nombreuses entreprises et institutions locales, dont des laboratoires du CNRS, ont mis leurs stocks de masques et de gants à disposition des autorités de santé et des hôpitaux.

Lemonde.fr, 24/03 – Temps de lecture : 13 min

Le Monde, 24/03 – 4 min

20minutes.fr, 23/03 – 4 min

20minutes.fr, 23/03 – 4 min

L’Humanité, 24/03 – 4 min

Usine-digitale.fr, 24/03 – 4 min

La Dépêche du Midi, 24/03 – 2 min

Midi Libre, 24/03 – 2 min

Ouest-france.fr, 23/03 – 1 min

 

Mammifères sauvages : les femelles vivent plus longtemps que les mâles

Une équipe menée par Jean-François Lemaître, chercheur en biologie évolutive, a étudié la longévité de 134 populations de mammifères sauvages, issues de 110 espèces. Il a été constaté que la longévité des femelles est supérieure de 18,6 % en moyenne par rapport à celle des mâles – à comparer, chez les humains, à une longévité des femmes supérieure de 7,8 % en moyenne par rapport à celle des hommes. Cette longévité plus importante des femelles a été observée chez 60 % des populations étudiées. Dans les 40 % restantes, la différence est quasi inexistante. Au-delà des causes biologiques et comportementales, l’équipe montre que l’environnement local (virus, parasites, etc.) joue un rôle majeur. L’étude a été publiée lundi dans la revue scientifique Pnas.

20minutes.fr, 23/03 – 5 min

CNRS, 23/03

 

 

Coronavirus : le conseil scientifique, le vice-gouvernement ?

Daniel Benamouzig

Lepoint.fr, 23/03 – 9 min

 

Coronavirus : « En France, les outils existent pour réaliser des tests à grande échelle »

Marie-Claude Potier

France24.com, 23/03 – 14 min

France24.com, 23/03 – 5 min

 

Les riches eux aussi aiment l'égalité

Frédéric Gonthier

Lepoint.fr, 23/03 – 5 min

 

Coronavirus : en quoi consiste l’essai clinique qui commence en Europe avec plus de 3.000 patients ?

Florence Ader

Francebleu.fr, 23/03

 

Voici le seul endroit sans vie sur Terre !

Purificación López-García

Science-et-vie.com, 23/03

 

Studytracks : « une toute nouvelle version totalement gratuite pour les enseignants et pour les élèves »

Emmanuel Bigand

Sudradio.fr, 23/03

 

 

DANS LA PRESSE PRO

 

La trahison contemporaine de la laïcité

Laurent Mucchielli

La Gazette des Communes, 23/03 – 3 min

 

« Si le mouvement tient, c'est parce que la situation de l'hôpital rend impossible l'arrêt de la grève »

Pierre-André Juven

Lequotidiendumedecin.fr, 24/03 – 1 min

 

 

Une moindre utilisation de pesticides ne nuit pas au rendement agricole et profite aux oiseaux

Une expérience menée par le chercheur Vincent Bretagnolle dans les Deux-Sèvres montre qu’une réduction de seulement 30 % de l'utilisation de pesticides et d’engrais chimiques pourrait permettre aux cultivateurs d'augmenter leurs revenus, tout en faisant revenir les oiseaux dans les champs. En effet, la disparition des oiseaux dans les campagnes est « liée à l'uniformisation des cultures et à l'utilisation des pesticides » et est donc « réversible ». Le spécialiste de la biodiversité n’a constaté aucune baisse de rendement agricole, au contraire. En économisant sur les produits phytosanitaires et les engrais chimiques, les céréaliers peuvent augmenter leur revenu de parfois 100, 200, 300 euros par hectare, soit des hausses de 25 %, 50 %, voire 100 %, affirme Vincent Bretagnolle.

Francetvinfo.fr, 23/03 – 2 min

 

 

 

 

 

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